Chère peinture,
Combien d’enfants – as-tu offert la vie ?
Combien d’enfants – as-tu fait parler du vide ?
À quel moment deviennent-ils orphelins de soi ? Combien d’années de rêves peuvent-ils encore se perdre ?
Les premiers cris, là où la création les percutera, et sera désirée, plus, un peu plus, oui. Tu leurs a promis de ne jamais crier le noir, pour ne pas hurler de rire.
Les fugueurs de l’imaginaire, ventres pleins d’angoisses, formeront les couleurs, de la vie et de celles qui leur échappent. Chaque oeuvre, dénudera leur carcasse, et ils renaîtront, pour recrier l’infini. Grossis, encore, leurs entrailles, éclate les fourmillements, éparpille, et donne leur passion au vertige.
La transparence du corps, le flottement, l’emprise du néant. L’inexistence enivrée. Ils deviennent. Ils te deviennent, contre la fixation du temps, s’accrochent pour ne pas tomber la vie réelle. Ils te resteront, pour continuer de ne jamais r é p é t e r .
Atelier

LE PRÉSENT : année 2022
peinture-illustration (acrylique, posca, rotring 0,8 mm)
toile en coton 130 x 140 cm

Explication :
Le présent s’affiche comme un bocal de poisson rouge. Arpentant les questions sociales à travers l’humain, le poisson rouge titube entre le traitement de la réalité et l’origine de cette construction. Traversant tous les courants, l’antipsychiatrie a démontré au-delà de son propre domaine. Oui, la réponse est pluridisciplinaire car elle ne dénonce pas seulement des faits individuels mais des névroses sociales qui se répètent en chaîne. Nous pouvons utiliser tous les outils pour observer dans quel bocal nous nous sommes enfermés, mais n’oublions pas que ces bocaux sont eux aussi influencés par l’effet Matriochkas qui nous anime tous. Alors, que fuit l’humain dans sa conquête vers le futur ? Les croyances lui sont redevables en échange d’une conscience stable qui se résigne désormais de ne plus répondre aux sens des questions. Telle une amnésie chronique, globale, interchangeable dans toutes les sciences, les poissons rouges ne sont pas la seule espèce à oublier pour répéter.
L’HOMME-OISEAU : année 2018
acrylique sur toile en coton 240 x 92 cm

Explication :
LA MÉTAMORPHOSE : année 2018
acrylique sur toile en coton 240 x 102 cm

Explication :
DISJONCTEUR TEMPOREL : année 2018
acrylique sur toile en coton 240 x 98 cm

Explication :
Vu d’ensemble du triptyque :
L’homme-oiseau – La métamorphose – Disjoncteur temporel

LA CLAUSTROPHOBIE DU POISSON ROUGE : année 2018
acrylique sur toile en coton 126 x 107 cm

Explication :
LA FORÊT DES ESCALIERS : année 2017
acrylique sur toile en coton 200 x 180 cm

Professeur V : année 2020
acrylique sur toile en coton 50 x 73 cm

Professeur P : année 2020
acrylique sur toile en coton 50 x 73 cm

